Villes en transition, Slow Cities: Les nouveaux modèles de villes responsables et du « bon vivre » (+vidéo)
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Villes en transition, Slow Cities: Les nouveaux modèles de villes responsables et du « bon vivre » (+vidéo)

Dans un monde en constante accélération, plusieurs villes du monde ont créé un réseau, Slow Cities, visant à ralentir le rythme de la vie. Ce réseau réunit des villes et municipalités désireuses d’améliorer la qualité de vie de leurs citoyens, notamment en matière de nourriture et d’environnement.

La philosophie des « Villes lentes » repose sur certains principes. En n’utilisant que des produits régionaux de qualité, on apporte ainsi son soutien aux agriculteurs qui travaillent dans le respect de l’environnement et qui refusent de faire appel à de la main d’œuvre bon marché. C’est l’une des idées qui ont conduit, il y a maintenant 20 ans, à la création du mouvement Cittaslow en Italie. Un mouvement qui a gagné 70 villes italiennes de moins de 60 000 habitants et une vingtaine d’autres dans le monde, jusqu’en Nouvelle-Zélande.

La charte du mouvement Slow Cities (nom anglo-saxon des Cittaslow) dénonce l’homogénéisation des modes de vie et rend le culte moderne de la vitesse responsable de notre assujettissement physique et moral. Le but des quatre premières villes italiennes (Onvieto, Braga, Grève in Chianti, Positano) engagées dans ce mouvement de résistance à la globalisation est de maintenir leur identité pour inventer un autre futur. Le mouvement s’est ensuite étoffé et internationalisé jusqu’à devenir ce réseau international de Slow Cities coordonné, depuis 1999, par Paolo Saturnini, le maire de Grève. Il compte aujourd’hui plus de 160 villes dans le monde. En France, huit communes ont déjà succombé aux sirènes du vivre autrement, à l’instar de la pionnière Segonzac en Charente.

Le label s’adresse à des villes moyennes de moins de 50 000 habitants où chacune doit s’engager à adopter des mesures coercitives qui vont dans le sens d’un urbanisme à visage humain. Son obtention s’articule autour d’un manifeste qui compte 70 recommandations dont les principales sont :

  • Multiplication des zones piétonnières,
  • Mise en valeur du patrimoine urbain historique en évitant la construction de nouveaux bâtiments,
  • Création de places publiques où l’on peut s’asseoir et converser paisiblement,
  • Développement du sens de l’hospitalité chez les commerçants,
  • Règlements visant à limiter le bruit,
  • Développement de la solidarité intergénérationnelle,
  • Développement des productions locales, domestiques, artisanales et des basses technologies,
  • Préservation et développement des coutumes locales et produits régionaux,
  • Développement des commerces de proximité,
  • Systèmes d’échanges locaux,
  • Priorité aux transports en communs et autres transports non polluants,
  • etc.

Le mouvement de Transition se rapproche du modèle Slow cities. Elle est né en Grande-Bretagne en septembre 2006 dans la petite ville de Totnes. L’enseignant en permaculture Rob Hopkins (Cf video) avait créé le modèle de Transition avec ses étudiants dans la ville de Kinsale en Irlande un an auparavant. Il y a aujourd’hui plus de 1100 initiatives de Transition dans une 43 de pays réunies dans le réseau de Transition (Transition Network). Des initiatives s’organisent dans des communautés francophones en Europe et en Amérique du Nord. Vous pourrez découvrir certaines d’entre elles sur ce site. Elles adhèrent aux objectifs centraux du mouvement de Transiton.

Objectifs

Il s’agit d’inciter les citoyens d’un territoire (village, commune, ville ou quartier d’une ville) à prendre conscience du pic pétrolier, de ses profondes conséquences, et de l’urgence de s’y préparer en mettant en place des solutions visant à :

  • réduire ses émissions de CO2 et sa consommation d’énergie d’origine fossile selon le Plan d’action de descente énergétique créé par la collectivité et fondé sur une vision positive de son avenir ;
  • retrouver un bon degré de résilience par la relocalisation de ce qui peut l’être et par l’intensification des liens entre habitants et acteurs économiques locaux ;
  • acquérir les qualifications qui deviendront nécessaires.

Dès lors, chaque collectivité locale trouvera par elle-même les solutions qui lui conviennent en fonction de ses ressources et de ses enjeux. Il n’y a pas de réponse toute faite. Le modèle de Transition offre un cadre de travail cohérent mais non coercitif.

Site à visiter: http://carfree.free.fr/

http://www.cittaslow.org/

http://www.quebecentransition.org

http://www.reseautransition.be/

http://www.transitionfrance.fr/

Vidéo de Rob Hopkins fondateur du concept V »Villes en transition »

 

 

 

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