Le Forum Social Mondial 2015 aura lieu du 24 au 28 mars à Tunis
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Le Forum Social Mondial 2015 aura lieu du 24 au 28 mars à Tunis

Le Forum Social Mondial est un espace de débat démocratique d’idées, d’approfondissement de la réflexion, de formulation de propositions, d’échange d’expériences et d’articulation de mouvements sociaux, réseaux, ONGs et d’autres organisations de la société civile qui s’opposent au néo-libéralisme et à la domination du monde par le capital et par toute forme d’impérialisme.

A la première rencontre mondiale de 2001 a succédé un processus mondial de recherche et de construction d’alternatives aux politiques néo-libérales. Cette définition est inscrite dans la Charte de Principes du FSM.

Le Forum social mondial se caractérise également par sa pluralité et par sa diversité. Il n’est ni confessionnel, ni gouvernemental, ni partisan. Il se propose de faciliter l’articulation, décentralisée et en réseau, d’associations et de mouvements engagés, tant au niveau local qu’international, dans des actions concrètes de construction d’un autre monde, sans prétendre pour autant incarner une instance représentative de la société civile mondiale.

En Tunisie, pays d’où sont parties les contestations populaires, bien que la transition politique semblent en voie de s’achever, la crise économique et la violence des groupes extrémistes constituent des menaces sérieuses à l’instauration tant souhaité par la population, d’un système politique démocratique et d’institutions qui garantissent les droits économiques et sociaux et la liberté.

Sur le Continent africain les enjeux à débattre ne sont pas moins cruciaux et déterminants pour les peuples africains et pour le monde. Devenu une source principale de matières premières et présenté comme étant la « nouvelle frontière » économique, en raison de la croissance économique qu’il connait depuis quelques années, le Continent est lui aussi frappé de plein fouet par la violence extrémiste, le pillage de ces ressources, la violence dévastatrice des programmes d’ajustement et la militarisation généralisée de ces territoires. Cette croissance n’a d’égale que la croissance vertigineuse des inégalités sociales et de l’appauvrissement, et du recul des droits économiques, sociaux et politiques.

Dans le Monde, la fin des certitudes néolibérales et de la mondialisation capitaliste ne finit pas de se manifester par un Etat de crise économique permanente et par des protestations populaires.

L’Europe s’enfonce dans des politiques d’austérité et de désendettement injustes et anti démocratiques qui contribuent à renforcer l’extrême droite et à remettre en cause l’existence même des institutions européennes.

En Amérique Latine, le Brésil, après avoir été l’élève modèle de la social-démocratie libérale, et l’une des forces motrice des pays émergents, son modèle social fait l’objet d’une grande contestation par les mouvements sociaux qui revendiquent plus de justice dans la répartition des richesses et un fonctionnement plus démocratiques des institutions du pays.

En Asie, le modèle chinois et indien de croissance accélérée et d’exportation semble s’essouffler et des revendications pour plus de justice et de droits sociaux et politiques s’expriment tous les jours d’avantage venant des paysans pauvres ou spoliés et des travailleurs migrants sans droits. Les nouvelles tensions dans cette région du monde sont alimentés par des luttes d’hégémonies régionales et mondiales et par des compétitions pour l’accès aux ressources naturelles et le contrôle des marchés sont porteuses de menaces globales pour la planète autant que de menaces sur les droits des peuples et des mouvements sociaux.

La crise économique, financière et écologique que connait le monde s’est donc aggravée par les politiques mises en œuvre pour y faire face, qui n’ont été qu’une série de politiques antisociales, de court terme laissant de côté les promesses de renouvellement des bases de l’économie par la promotion de politiques environnementale nouvelles.
Les politiques antisociales et anti environnementales menées ont engendré tout le long de ces dernières années et à travers la planète de puissants mouvements sociaux et écologiques qui revendiquent des politiques alternatives de justice sociale et environnementale, de nouveaux droits et le respect de la dignité.

La revendication d’une justice climatique, et au-delà, d’une justice environnementale, n’est que l’expression d’une remise en cause d’un système de production et de consommation qui n’a pas d’avenir et d’une relation de prédation de l’environnement par l’homme.

De plus en plus de mouvements sociaux et d’intellectuels à travers le monde interprètent cette crise non pas seulement comme une crise financière ou comme un dysfonctionnement du capitalisme, mais plus profondément comme une véritable crise de civilisation tant les fondements même du système économique, social, environnemental culturel et politique sont remis en cause par une large partie de l’humanité qui les considèrent comme la source de l’injustice économique, sociale et politique dans le monde, et comme la source des dommages causés à la terre.

Elle révèle un besoin fondamental de l’humanité, de redéfinir les bases du contrat qui lie ses composantes entre elles, et le type de lien nécessaire avec la terre et les êtres vivants. De même, elle révèle les limites fondamentales des valeurs et dogmes hégémoniques qui ont été imposés par la violence, l’esclavage, et l’oppression depuis plusieurs siècles.

Plus d’infos: https://fsm2015.org

 

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